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  • Le déroulement de la campagne

Les étapes

Muni d’une lettre d’invitation du Comité départemental des cancers, chaque femme ou homme consulte son médecin traitant. Celui-ci détermine si le test Hémoccult II® est approprié à l’histoire personnelle de chaque consultant. Si c’est le cas, il remet le test et donne les explications de son utilisation.

 

Les prélèvements de trois selles successives sont effectués à domicile par les personnes elles-mêmes dans un délai maximum de 10 jours, et adressés par courrier postal au laboratoire dans une enveloppe pré-affranchie.

 

Le dépistage est considéré comme « positif » si le test Hémoccult II® met en évidence la présence de sang dans les selles. La personne dépistée reçoit le résultat par courrier et est invitée à consulter son médecin traitant qui lui proposera d’entreprendre un bilan diagnostique par coloscopie. Effectuée sous une brève anesthésie générale par un gastro-entérologue dans une structure de soins, elle consiste à explorer l’intérieur du gros intestin à l’aide d’une fibre optique introduite par l’anus, à faire un prélèvement des éventuelles lésions suspectes trouvées pour les analyser au microscope, et également à enlever des polypes si l’on en détecte. Une fois sur deux, la coloscopie est normale sans lésion cancéreuse ni polype.

Le dépistage est considéré comme « négatif » si le test Hémoccult II® n’a pas mis en évidence de sang dans les selles. La personne dépistée reçoit le résultat par courrier. Deux ans plus tard, elle sera réinvitée à consulter son médecin traitant pour renouveler le dépistage.

Entre temps, il est nécessaire de rester attentif à l’apparition de signes digestifs comme des douleurs intestinales, l’alternance de diarrhée et de constipation, des saignements par l’anus… Dans ce cas, il faut impérativement en parler sans délai à son médecin traitant sans attendre une nouvelle invitation pour le consulter.

Pour chaque période de deux ans, ce sont quelque 310 000 femmes et hommes de Seine-Saint-Denis qui sont concernés et invités à consulter leur médecin traitant pour participer à l’examen de dépistage.

Les résultats

Que signifie un résultat de dépistage « normal » ou « négatif » ?

97% des tests se révèlent négatifs

La très grande majorité (97 %) des personnes dépistées présente un résultat négatif, c’est-à-dire que le test Hémoccult II® n’a pas détecté de traces de sang dans les selles. Dans la majorité des cas, ces personnes peuvent se sentir rassurées. Mais il est fortement recommandé de rester attentif à l’apparition de signes digestifs comme des douleurs intestinales, l’alternance de diarrhée et de constipation, des saignements par l’anus… Dans ce cas, il faut impérativement en parler sans délai à son médecin traitant sans attendre une nouvelle invitation pour le consulter.

Tous les deux ans jusqu’à 74 ans, elles seront réinvitées à consulter leur médecin traitant pour renouveler le dépistage.

Les faux négatifs

Aucun test de dépistage n’est complètement parfait. Le résultat négatif signifie que le test Hémoccult II® n’a pas détecté de sang dans les selles. Mais cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de polype ni de cancer. Tous les cancers ne saignent pas au moment des prélèvements de selles.

Aussi, la régularité du dépistage, effectué tous les 2 ans avec 3 plaquettes, permet de réduire le risque de diagnostic tardif du cancer du côlon-rectum, étant donné le temps de développement de la tumeur. En outre, il est fortement conseillé aux personnes concernées de consulter leur médecin en cas d’apparition de signes digestifs comme des douleurs intestinales, l’alternance de diarrhée et de constipation, des saignements par l’anus…

Que signifie un résultat de dépistage « positif » ?

Une petite proportion de personnes dépistées (environ 3 %) présentera un dépistage « positif ». Le dépistage est considéré comme « positif » si le test Hémoccult II® met en évidence la présence de sang dans les selles. Un dépistage positif ne signifie pas forcément un cancer. Il peut s’agir de polype, qui est une excroissance bénigne développée sur la muqueuse de l’intestin et qui peut se transformer en cancer dans certains cas. Une fois sur deux, aucune lésion n’est retrouvée à la coloscopie, il s’agit alors d’un dépistage dit « faux positifs ».

La personne dépistée reçoit le résultat par courrier et est invitée à consulter son médecin traitant qui lui proposera d’entreprendre un bilan diagnostique par coloscopie. Effectuée sous une brève anesthésie générale par un gastro-entérologue dans une structure de soins, elle consiste à explorer l’intérieur du gros intestin à l’aide d’une fibre optique introduite par l’anus.

La coloscopie permet de faire un prélèvement des éventuelles lésions trouvées pour les analyser au microscope, et également d’enlever des polypes si l’on en détecte.

Les faux positifs

Après un dépistage par Hémoccult II®, environ 3 % des personnes dépistées présentent un résultat positif avec détection de sang dans les selles. Des investigations complémentaires par coloscopie sont alors recommandées.

Une fois sur dix, la coloscopie permet de découvrir un cancer colorectal. Le plus souvent, la découverte d’un cancer localisé sans symptôme digestif permet une guérison par une simple opération chirurgicale sans recourir à d’autres traitements comme la radiothérapie et la chimiothérapie .

Trois ou quatre fois sur dix, la coloscopie permet de découvrir un ou plusieurs polypes et de les retirer. Ce geste peut éviter l’apparition ultérieure de cancer colorectal dans certains cas. En effet, les polypes adénomateux sont des lésions précancéreuses.

Cinq ou six fois sur dix, la coloscopie est normale, c’est-à-dire qu’elle ne retrouve ni polype, ni cancer. Le test de dépistage par Hémoccult II® est alors faussement positif. Ceci peut être dû à des interférences alimentaires, à la présence d’hémorroïdes, à un saignement normal sans lésion du côlon-rectum. En cas de coloscopie normale, le risque d’apparition de cancer à 5 ans voire 10 ans est très rare. Il est recommandé de reprendre le dépistage par Hémoccult II® 5 ans après la coloscopie normale.

Les partenaires

Les partenaires, acteurs du dépistage du cancer du côlon-rectum en Seine-Saint-Denis

Ces partenaires sont nombreux. Le dépistage systématique organisé est une action de grande envergure, dont le fonctionnement doit être concerté et coordonné. Le programme est ainsi conçu comme une démarche complémentaire de chacun des partenaires, de manière à identifier les lacunes qui pourraient exister et à y remédier.

La participation des habitants dépend en grande partie de la bonne collaboration entre ces différents intervenants.

Les professionnels sanitaires et sociaux

Les médecins traitants sont en première ligne dans ce programme. Ils ont été formés pour informer leurs consultants et les inciter à participer au dépistage organisé en leur remettant le test Hémoccult II® et en leur expliquant comment l’utiliser à domicile.

En aval, les gastro-entérologues interviennent dans le suivi des personnes dont la présence de sang dans les selles a été détectée, afin d’établir un diagnostic par coloscopie. En cas de cancer du côlon-rectum diagnostiqué, le suivi thérapeutique est assuré par d’autres professionnels de santé.

Les professionnels de santé se sont pleinement engagés dans le programme de dépistage organisé par l’intermédiaire de leurs représentants au sein du Comité départemental des cancers.

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Les travailleurs sociaux jouent un rôle essentiel auprès de leur public dans la transmission de l’information, dans la sensibilisation et l’accompagnement des personnes concernées vers le dépistage.

Les professionnels sanitaires et sociaux sont régulièrement informés des résultats des campagnes de dépistage.

Les institutions

Elles sont parties prenantes de ce programme, dont elles garantissent la déontologie, l’éthique et la transparence. En outre elles fournissent l’appui humain et matériel pour le fonctionnement du programme. Elles interviennent dans le financement de la campagne de dépistage, en particulier pour la campagne de communication, mais également la fourniture des tests de dépistage et de leur interprétation au laboratoire, la rémunération des médecins traitants en fonction de la participation de leurs consultants, le fonctionnement de la structure de gestion, etc.

Ces institutions sont membres du Comité départemental des cancers.

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Les associations d’usagers et de professionnels

Elles jouent un rôle actif dans l’élaboration du programme de dépistage et sa mise en œuvre. Elles sont représentées au Conseil d’administration du Comité départemental des cancers et interviennent à plusieurs titres : pour l’information et la communication, le niveau de qualité des dépistages proposés, l’analyse des besoins, l’identification des freins au dépistage et les moyens d’y remédier, le suivi psychologique et social des personnes atteintes…

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