Questions fréquentes
- Le cancer colorectal
- Les polypes du côlon-rectum
- La prévention du cancer colorectal
- Les risques de cancer colorectal
- Le dépistage du cancer du côlon-rectum
- Le test de dépistage du cancer colorectal par Hémoccult II®
- Le test Hémoccult II® Questions pratiques
- La coloscopie
- La campagne de dépistage organisé : généralités
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- Les traitements du cancer colorectal
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Le cancer colorectal
- Qu’est-ce que le cancer colorectal ?
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Le plus souvent, le cancer colorectal se développe en une dizaine d’année à partir d’un polype adénomateux, par étapes successives, selon une séquence appelée adénome-cancer.
La paroi du côlon-rectum prolifère (ou se développe), formant de grandes anses qui se développent dans la lumière intestinale. Elles forment un ou plusieurs polypes adénomateux ou tumeurs bénignes développées à partir des glandes de la muqueuse (photo à venir). Certains polypes adénomateux peuvent présenter des modifications dans le développement de leur structure. À partir de cette étape appelée dysplasie, un cancer se développe dans la paroi intestinale, au niveau de son revêtement appelé épithélium ; c’est le stade de cancer in situ. Bien alimenté par les vaisseaux sanguins, ce cancer in situ poursuit sa croissance et devient invasif en infiltrant l’ensemble de la paroi intestinale. De cet adénocarcinome, des cellules peuvent migrer et envahir des ganglions lymphatiques et d’autres organes (métastases).
Dans une moindre proportion, des cancers du côlon-rectum invasifs, dits cancers de novo, peuvent apparaître sans être précédés de polypes adénomateux détectables.
Exemple type d'un cancer issu d'un polype

La paroi du côlon est faite de villosités. Les cellules de la base de chacune d'entre elles se divisent en permanence et renouvellent celles de l'extrémité qui « s'usent » et meurent rapidement.
Agressée par des toxiques, une cellule a acquis une mutation génétique.
La cellule mutée se divise anarchiquement.
Ses cellules-filles accumulent des mutations déclenchant une prolifération anormale.
La tumeur bénigne grossit, c'est un polype qui respecte les limites des tissus avoisinants.
Par chirurgie, il peut être enlevé, avant qu'il ne devienne cancéreux.
L'amas cellulaire en forte croissance nécessite de l'oxygène et des nutriments.
Le polype peut alors devenir invasif et de nouveaux vaisseaux sanguins se développent.
Chirurgie et traitements complémentaires sont alors nécessaires.
Irriguée, la tumeur est très agressive.
Elle pénètre les tissus avoisinants.
Une des cellules cancéreuses peut atteindre un autre organe via un vaisseau sanguin ou lymphatique.
Une seconde tumeur, une métastase, se développera alors. Si le cancer est découvert à ce stade, une stratégie thérapeutique offensive doit être mise en œuvre.Attention : Tous les cancers ne se développent pas à partir d'un polype, mais évoluent différemment (lire Le Journal de l'Institut Curie. mars 2004).
- Quelle est l’ampleur du cancer colorectal aujourd’hui ?
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En France métropolitaine, le cancer du côlon-rectum est l’un des cancers les plus fréquents (36 000 cas en 2000) avec les cancers du sein, de la prostate et du poumon.
Chez l’homme, il se situe en troisième position après les cancers de la prostate et du poumon ; et chez la femme en deuxième position après le cancer du sein.
Après le cancer du poumon, il est la deuxième cause de décès par cancer (16 000 décès en 2000).
- Quelle est l’ampleur du cancer colorectal en Seine-Saint-Denis?
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En Seine-Saint-Denis, près de 450 personnes en 2002 ont été prises en charge à 100 % par l’Assurance maladie en affection de longue durée (ALD).
De 1998 à 2000, 279 habitants sont décédés en moyenne chaque année d’un cancer colorectal.
Il existe une nette surmortalité qui touche la population féminine et place la Seine-Saint-Denis en dixième position en France et en première position en Ile-de-France.
- Comment se manifeste le cancer du côlon-rectum ?
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Les signes cliniques (symptômes) du cancer colorectal ne sont pas spécifiques. Ils se confondent avec d’autres pathologies. Leur apparition doit cependant attirer l’attention et amener à consulter le médecin traitant sans tarder. Les signes les plus fréquemment rencontrés sont :
- un saignement digestif, visible ou non, de sang rouge. Il peut être responsable de fatigue, d’anémie (appauvrissement du sang), de pâleur.
- des modifications du transit intestinal habituel : diarrhée, constipation, en alternance ou non. Leur persistance doit amener à consulter le médecin traitant.
- des coliques violentes précédant les évacuations de matières fécales ou selles
- de fausses envies d’aller aux toilettes, parfois douloureuses
- des douleurs abdominales, coliques, douleurs anales
- l’occlusion intestinale avec arrêt des matières et des gaz, vomissements
- une masse palpable de l’abdomen
- l’amaigrissement