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  • La prévention du cancer colorectal

Qu’est-ce que la prévention ?

La notion de prévention est différente selon qu’il s’agit :

  • de prévention primaire : qui agit sur la cause d’une maladie et empêche son apparition. Il est admis que l’alimentation joue un rôle dans l’apparition de Polype et de cancer colorectal. Il est conseillé d’éviter la consommation excessive de viande rouge, de charcuterie, de graisses animales et de boissons alcoolisées. Une alimentation variée et équilibrée est recommandée avec consommation régulière d’aliments riches en fibres (légumes, fruits).
  • de prévention secondaire : qui agit sur le développement de la maladie. C’est l’objectif du dépistage précoce, qui permet de détecter une maladie le plus tôt possible avant qu’elle ne se développe.
  • de prévention tertiaire : qui agit aussi sur le développement de la maladie pour apporter le traitement le plus efficace et surtout celui qui entraînera le moins de séquelles physiques, psychologiques et sociales.
  • Dans le cas du dépistage du cancer du côlon-rectum, il s’agit donc de prévention secondaire.
Y a-t-il des signes d’alerte qui montreraient la présence d’un cancer du côlon-rectum ?

Pendant de nombreuses années le cancer colorectal va se développer insidieusement sans que la personne ne s’en aperçoive. Les signes qui vont l’alerter seront malheureusement très souvent dus à l’aggravation de la maladie. L’intérêt du dépistage est de découvrir, grâce à un examen simple réalisé à domicile et analysé au laboratoire, le cancer ou des lésions précancéreuses comme les polypes lorsque aucun signe extérieur ou ressenti par la personne ne permet de le faire de manière précoce.

Pourquoi faut-il reconnaître le cancer du côlon-rectum le plus tôt possible ?

Un cancer colorectal peut se développer pendant plusieurs années sans que l’on ne s’en aperçoive : on le découvre encore souvent trop tard. En le dépistant le plus tôt possible, avant même l’apparition des signes cliniques, on peut espérer un maximum de chances de guérison.

Il se passe en moyenne neuf ou dix ans entre le développement d’un polype adénomateux et sa transformation en cancer.

Il existe une période pendant laquelle la tumeur se développe sans signes cliniques intestinaux, alors que la recherche de sang invisible dans les selles permet de suspecter la présence du cancer. C’est ce que vise le dépistage : découvrir le cancer à temps, bien avant qu’il ne soit en mesure de s’exprimer par lui-même.

Je n’ai pas de troubles intestinaux. Dois-je faire l’examen de dépistage par Hémoccult II® ?

Oui. Le cancer colorectal se développe souvent incognito, sans aucun trouble intestinal.

Si des troubles intestinaux apparaissent, il faut consulter sans tarder le médecin traitant qui peut prescrire une coloscopie de diagnostic.

Il n’y a pas eu dans ma famille de personnes atteintes par un cancer du côlon-rectum. Dois-je faire l’examen de dépistage Hémoccult II® ?

Oui. 75 % des cancers du côlon-rectum surviennent chez des personnes sans facteur de risque connu, comme les antécédents familiaux.

Quand des antécédents familiaux sont avérés, le médecin traitant ne propose pas l’examen de dépistage par Hémoccult II®, mais plutôt une coloscopie de surveillance.

Existe-t-il des moyens pour éviter d’avoir un cancer du côlon-rectum ?

Oui. Une alimentation et un mode de vie équilibrés diminuent le risque de développer un cancer.

Le rôle de l’alimentation est considéré comme primordial. En effet, la plupart des cancers du côlon-rectum surviennent chez des personnes sans facteurs de risque connu.

Le rôle protecteur des légumes est souvent évoqué, mais les études n’ont pas encore apporté la preuve de leur efficacité dans la prévention du cancer du côlon, et aucune modification de l’alimentation (supplémentation en vitamines, en minéraux, ou en fibres, réduction des graisses…) n’a pu mettre en évidence une réduction du risque du ce cancer.

Il est cependant fortement recommandé d’adopter une alimentation et un mode de vie équilibrés qui ne protègent pas seulement du cancer mais aussi des maladies cardiovasculaires :

  • avoir une activité physique régulière
  • éviter le surpoids et l’obésité
  • consommer beaucoup de fibres contenues notamment dans les légumes et des fruits
  • réduire la consommation de viande rouge, de charcuterie et de graisses animales
  • arrêter de fumer et boire peu d’alcool
Existe-t-il des traitements protégeant l’apparition ou le développement du cancer du côlon-rectum ?

L’aspirine et d’autres anti-inflammatoires diminuent le risque d’apparition de polype et de cancer colorectal, s’ils sont pris à une dose suffisante et de façon régulière et prolongée. Leur effet ne se poursuit pas à l’arrêt du traitement.

L’utilisation prolongée d’aspirine même à faible dose doit être décidée avec le médecin traitant. Il n’est pas aujourd’hui préconisé d’utiliser l’aspirine pour prévenir le cancer colorectal.