Si le dépistage concerne un cancer pour lequel il n’existe pas (encore) de programme organisé en France (cancer de la prostate, cancer de la peau, poumon, etc.), les coûts dépendent du type d’examen et du contexte :
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PSA (prostate) : dosage prescrit uniquement sur signes d’appel ou décision médicale individualisée. Non systématiquement remboursé pour le dépistage. Coût moyen en laboratoire : 15 à 20€, remboursés à 60% par la Sécurité sociale si prescription. Les mutuelles prennent variablement le reste à charge.
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Dépistage du cancer du poumon (scanner basse dose) : en France, ce dépistage n’est pas encore généralisé. S’il est réalisé dans le cadre d’une suspicion, il sera remboursé comme tout acte d’imagerie. Hors raison médicale reconnue, le coût est intégralement à la charge du patient (compter entre 100 et 150€ pour un scanner).
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Dépistage cutané (cancers de la peau) : la consultation chez un dermatologue secteur 1 est à 30€ remboursée à 70% (+ éventuels actes d’exérèse ou analyses, qui peuvent générer un reste à charge si hors ALD ou CSS). Les dermatologues secteur 2 peuvent appliquer des honoraires libres non pris en charge intégralement.
D’autres coûts, invisibles mais réels, sont rarement évoqués mais ont leur importance :
- Transport : certains actes de dépistage nécessitent de se déplacer hors de son quartier, ce qui peut engendrer des frais (ticket de bus/métro, taxi conventionné si prescription, etc.). Des aides existent pour les patients en situation de précarité ou de handicap, via la CPAM ou le Conseil départemental.
- Absence professionnelle : des personnes renoncent au dépistage pour ne pas perdre une demi-journée de travail non rémunérée. En Seine-Saint-Denis, où beaucoup exercent en emploi précaire, ce “coût indirect” est à prendre en compte.