Le dépistage organisé des cancers – notamment du sein, du côlon et du col de l’utérus – repose sur un principe d’égalité d’accès : chaque personne éligible doit pouvoir en bénéficier gratuitement, sur invitation. Pourtant, dans les faits, l’accès à ces programmes reste fortement inégalitaire, et la Seine-Saint-Denis en offre une illustration frappante.
Selon Santé Publique France, près de 30 % de la population de la Seine-Saint-Denis vit sous le seuil de pauvreté – un taux deux fois supérieur à la moyenne nationale (INSEE). Cette réalité sociale influence directement les habitudes de santé et la participation aux dépistages recommandés.
